Covid-19 : le Royaume-Uni respire, mais ne crie pas victoire

Dans l'est de Londres, à Newham, les nouveaux cas de Covid sont désormais rares. Pourtant, la situation sanitaire était ici l'une des pires du Royaume-Uni en début d'année, avec un habitant sur 15 contaminé. La sortie de crise doit beaucoup au confinement national, toujours en vigueur depuis le 5 janvier. Les masques ne sont pas obligatoires dans la rue, mais tout est ferme à l'exception des commerces essentiels. L'espoir est également revenu grâce au vaccin. Plus d'un adulte britannique sur deux a déjà reçu une injection. "Si ça peut me sauver la vie à moi, ça sauvera la vie de tout le monde", indique un commerçant. Déconfinement progressif En janvier, le variant anglais a déferlé sur le Royaume-Uni, avec jusque 61 000 nouveaux cas par jour. On en recense aujourd'hui 5 450. Un déconfinement très progressif va pouvoir être mis en place. Le 12 avril, les magasins, restaurants et pubs rouvriront leurs portes en Angleterre. Et tout le monde semble s'en réjouir. Emma Parkhouse, propriétaire d'un pub à Saint Albans, affiche déjà complet "la semaine de la réouverture". Malgré une nette amélioration, les habitants de Newham restent néanmoins méfiants. Personne n'oublie que le pays est le plus endeuillé d'Europe. "Ce troisième confinement, qui s'achève bientôt au Royaume-Uni, doit être le dernier selon le Premier ministre, Boris Johnson, indique le journaliste Matthieu Boisseau. Il faudra pour cela tenir l'objectif de vaccination que s'est fixé le gouvernement, une première dose pour tous les adultes d'ici la fin juillet." Parmi nos sources Pour les chiffres de contamination : Site officiel des autorités britanniques : https://coronavirus.data.gov.uk/ Liste non exhaustive.