Covid-19 : les retards de livraison des vaccins rendent le calendrier vaccinal intenable

Un centre de vaccination a dû être complètement fermé, faute de doses de vaccin contre le Covid-19, à Seclin (Nord). En temps normal, 60 personnes peuvent être vaccinées par jour. "On a appris qu’on ne reprendrait pas avant le 6 février, mais est-ce que ça va véritablement reprendre ? On ne sait pas", déplore le référent Covid de la ville, Youcef Terrouche. Ces retards de livraison créent un embouteillage dans les prises de rendez-vous. Des rendez-vous repoussés en juin À Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), les deuxièmes injections sont prioritaires. "On a des gens qui pourraient être décalés au-delà du mois de juin, dans la mesure où il va falloir empiler les deuxièmes injections, et que ça va repousser d’autant les premières", explique Jean-Christophe Fromantin, maire (DVD) de la ville. Le laboratoire Pfizer a prévu de livrer 200 000 doses en moins en février, et Moderna a également annoncé que 25% de ses doses auraient également du retard. Des retards sont aussi prévus par AstraZeneca, rendant l’objectif du ministère de la Santé, qui visait 4 millions d’injections fin février, intenable.