Covid-19 : restaurants, hôtels et salles de sport seraient les principaux vecteurs de transmission du virus

Julien Hernandez, Rédacteur scientifique
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Répondre à la question suivante « Quels sont les lieux où le SARS-CoV-2 se propage le plus ? » est d'une importance cruciale tant d'un point de vue sanitaire pour accroître les mesures de précaution à ces endroits, que d'un point de vue économique pour permettre aux différents commerces moins à risque de réouvrir plus rapidement. Une récente étude parue dans la revue Nature indique que les lieux à haut risque sont les restaurants, les hôtels, les salles de sport et les établissements religieux.

98 millions de données de géolocalisation utilisées

Les chercheurs ont reconstruit les déplacements d'une partie de la population américaine en utilisant 98 millions de données de géolocalisation anonymes collectées entre mars et mai 2020. Ils ont couplé ce réseau d'interactions reconstruit à un modèle épidémiologique compartimental nommé Seir (pour Susceptible-Exposed-Infectious-Removed ou Sensible-exposé-infectieux-éliminé) afin d'évaluer la dynamique de l'épidémie au sein des lieux de rassemblement. Les résultats suggèrent que les restaurants, les salles de sport, les cafés, les hôtels et les établissements religieux sont les lieux qui contribuent le plus fortement à la dynamique de l'épidémie.

Ces espaces devront donc être sous surveillance accrue lorsque le deuxième confinement prendra fin afin d'éviter une recrudescence de l'épidémie. Idéalement, leur capacité maximum d'occupation devrait être fortement diminuée.

Les restaurants, les salles de sport, les cafés, les hôtels et les établissements religieux sont les lieux qui contribuent le plus fortement à la dynamique de la pandémie. © petovarga, Adobe Stock
Les restaurants, les salles de sport, les cafés, les hôtels et les établissements religieux sont les lieux qui contribuent le plus fortement à la dynamique de la pandémie. © petovarga, Adobe Stock

Les limites de l'étude

Les scientifiques rappellent que leur modèle comporte des limites notamment car il ne prend pas en compte tous les types de population ni tous les lieux que l'on pourrait penser à risque. Aussi, ce type de modèle épidémiologique ne retranscrit pas parfaitement la réalité complexe de la transmission de la maladie. Néanmoins, il se base sur le...

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