Covid-19 et rentrée scolaire : "C’est un pari. Il va falloir tenir jusqu’aux vacances d’été", estime Stéphane Crochet (SE-UNSA)

Les primaires et maternelles retournent en classe ce lundi 26 avril au matin. Les instituteurs ont-ils peur de cette rentrée ? "Il y a une inquiétude à retrouver les élèves sans savoir dans quelle situation épidémique ils sont et le risque de retrouver ce rythme si difficile d’avant la fermeture, avec une multiplication des cas de contamination chez les élèves comme chez les personnels. Et du coup de grandes difficultés à faire fonctionner l’école", indique Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat SE-UNSA, invité des "4 Vérités" de France 2, lundi 26 avril. Certains jugent que cette rentrée est risquée, prématurée. "C’est un pari. Nous reprenons dans une situation épidémique qui est encore très élevée et il va falloir tenir plus de dix semaines, jusqu’aux vacances d’été. Nous redoutons de ne pas réussir à retrouver un rythme normal à l’école. Nous redoutons la multiplication des cas positifs, des cas contacts, des cas symptomatiques chez les enfants comme chez les adultes", précise le secrétaire général du syndicat SE-UNSA. "La restauration est le point d’inquiétude" Le gouvernement a promis des tests et la fermeture des classes au premier cas positif. "Ce sont des mesures pour tenter de freiner l’épidémie. Il faut que l’on s’attende tous à avoir des multiplications de fermetures de classes. La restauration est le point d’inquiétude : c’est le moment où l’on enlève le masque", indique Stéphane Crochet. Et d’ajouter : "On n’a toujours pas tiré les leçons, on continue d’avancer pour la semaine suivante ou la quinzaine, on n’arrive pas à se projeter sur du moyen terme". Les enseignants font partie des personnes pouvant accéder à la vaccination mais qu’à partir de 55 ans. Est-ce suffisant ? "Ce n’est pas suffisant et c’est une déception. Le président de la République s’était enfin prononcé il y a plus d’un mois pour parler d’une vaccination prioritaire pour les personnels enseignants et l’on voit ce qu’il en est aujourd’hui : un coupe-file seulement pour les plus de 55 ans. On est très loin du compte, en particulier en maternelle, où les enfants ne portent pas de masque", conclut le secrétaire général du syndicat SE-UNSA.