Covid-19: pas de reconfinement en Polynésie malgré la résurgence de la pandémie

·2 min de lecture

La situation sanitaire polynésienne est extrêmement préoccupante avec 33 morts depuis le début de la pandémie et la contagion qui s'accélère. Mais ce vendredi 31 octobre, le haut-commissaire et le président de cette collectivité d'outre-mer ont décider d'éviter un reconfinement, par peur d'une « catastrophe économique et sociale pour tous les Polynésiens ».

En Polynésie, une personne testée sur deux a le Covid-19. Avec plus de 400 nouveaux cas par jour, la collectivité d'outre-mer a l'un des taux d'infection le plus haut du monde. Et encore, ces chiffres sont bien inférieurs à la réalité, puisque ceux qui ne présentent aucun symptôme ne sont plus testés.

Si le rythme des contagions ne faiblit pas, l'hôpital de Tahiti estime qu'il sera à saturation dès le mois de novembre, et a donc plaidé pour le reconfinement, la semaine dernière. L'évolution de l'épidémie fait craindre une saturation du centre hospitalier de Tahiti, dans ce territoire où l'obésité, l'insuffisance rénale, les maladies cardiovasculaires et le diabète, qui constituent des facteurs aggravants de risque, sont très fréquents.

Eviter un effondrement de l'économie

Les autorités polynésiennes ont toutefois dit « non », en tout cas pour l'instant. Elles veulent à tout prix éviter l'effondrement de l'activté économique et se sont contentées de durcir certaines mesures : fermeture des salles de fêtes, de conférences et de réunions, enterrements limités à 30 personnes, maintien du couvre-feu et de la fermeture des bars et des établissements sportifs couverts.

La Polynésie française ne referme pas non plus ses frontières, pour permettre aux touristes de continuer à venir, même si le haut-commissaire Dominique Sorain a souligné un « effondrement de l'activité touristique », pilier de l'économie locale, qui entraîne dans sa chute une baisse du PIB de 10%, précise l'AFP.

Mais attention, prévient le haut-commissaire, « c'est l'ultime étape avant le confinement. » Dominique Sorain demande aux Polynésiens de mieux respecter les gestes barrières, et de ne plus organiser de fêtes privées.

À lire aussi : Coronavirus: après la crise, la Polynésie française pressée de relancer le tourisme