Covid-19 : quelles différences entre les variants et la souche ?

Le cas d'une deuxième infection au Covid-19 reste pour le moment un cas isolé. Mais cette situation inquiète particulièrement le professeur Frédéric Adnet, chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne, Bobigny, présent sur le plateau du 20 heures, samedi 13 février : "C'est une réinfection, alors qu'on pensait que l'immunité provoquée par la maladie était censée protéger le patient entre quatre et huit mois selon les études. On savait que cette immunité dépendait de la gravité de la maladie, mais on ne pensait pas qu'on pouvait se réinfecter aussi facilement". "C'est l'histoire naturelle d'un virus" Le patient réinfecté par le Covid-19 est en réanimation, sous respiration artificielle. "On pensait que même si une immunité existait, même si elle n'est pas totalement efficace, on pensait qu'elle empêcherait les formes graves, ce n'est pas le cas", explique le professeur. Les différents variants vont prendre le pas sur la souche naturelle. "L'histoire naturelle d'un virus c'est qu'une ancienne souche disparaisse et qu'une nouvelle souche apparaisse", explique le professeur Frédéric Adnet. Les variants britannique et sud-africain "portent une mutation qui rendent un peu moins efficaces les immunoglobulines, c'est-à-dire l'immunité à la fois des vaccins et l'immunité naturelle quand on a développé la maladie".