Covid-19 : les psys à l'écoute des petits patrons en alerte face à leur détresse et au "risque suicidaire"

Anne Brigaudeau
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Au printemps, j'ai perdu 12 kg. A l'automne, j'ai sombré." La santé mentale des petits patrons ? Une victime collatérale des restrictions de ces derniers mois, comme l'atteste le témoignage de Ludivine Cuchor, restauratrice trentenaire installée à Rouen, qui a ouvert un bar en février 2020, un mois avant le premier confinement. Depuis, les mesures pour lutter contre la pandémie de Covid-19 se sont succédé (protocole sanitaire, couvre-feu, fermeture administrative…) pour les commerçants et artisans, sans qu'apparaisse la lumière au bout du tunnel, malgré l'espoir apporté par la vaccination.

Les très petites entreprises et les indépendants sont portés à bout de bras par l'Etat, qui a dépensé pour eux près de 12 milliards d'euros au titre du fonds de solidarité, selon Le Monde. Le nombre de faillites a d'ailleurs baissé de 30% entre 2019 et 2020, selon la Banque de France, malgré une récession annoncée de 9% en 2020. Les petits patrons tiennent encore, le plus souvent. Mais pour combien de temps et à quel prix ? La corde s'use, de l'aveu même des intéressés et des psychologues qui les rencontrent.

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