Covid-19: la pression hospitalière reste forte en France

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Dans son point hebdomadaire, Santé publique France alerte sur des indicateurs épidémiologiques à des niveaux plus élevés que ceux observés avant la levée du précédent confinement.

Déconfine-t-on trop tôt en France ? Cette question épineuse risque de se poser encore pendant quelques semaines - espérons-le pas quelques mois. Dans son précieux rapport hebdomadaire, Santé publique France souligne que si on observe une diminution de l’épidémie, cette baisse est modérée. Au niveau national, 202 396 nouveaux cas ont été confirmés, soit environ 29 000 cas en moyenne chaque jour. Le taux d’incidence était en diminution pour la seconde semaine consécutive, et atteignait 302/100 000 habitants en semaine 16 (versus 339 en semaine 15, soit -11%). Une diminution qu’il faut d’ailleurs relativiser par une diminution du recours au dépistage (-12%) et d’un taux de positivité stable d’une semaine à l’autre 9,9%).

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De même, la diminution de la pression hospitalière reste très limitée, notamment en services de soins critiques, souligne SpF.Les nouvelles hospitalisations de patients ont légèrement diminué (-6%) mais le nombre de personnes en cours d’hospitalisation se maintient à un niveau élevé, avec 30 341 personnes hospitalisées au 27 avril (versus 31 147 le 20 avril, soit -3%) dont 5 959 patients en soins critiques (versus 6 000, soit -1%). Pour comparaison, une semaine avant la levée du confinement au 15 décembre 2020, on comptabilisait 25 914 patients hospitalisés pour COVID-19, dont 3 088 en soins critiques.

Bref, le ralentissement de la circulation virale et ses répercussions sur l’activité hospitalière s’opèrent lentement. A l’approche de la levée de certaines restrictions, le niveau d’incidence des cas confirmés en France métropolitaine est, selon les groupes, deux à trois fois supérieur à celui(...)


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