Covid-19 : "Je prends trois Xanax par jour", ou quand la précarité des étudiants est aussi psychologique

France 2
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La voie de cette bonne élève semblait toute tracée, avec un beau diplôme à la clé. Mais c'était avant l'épidémie de Covid-19. Aujourd'hui, Lola ne sait plus. Sinon qu'elle voudrait quitter la France pour le Canada.

Les journalistes d'"Envoyé spécial" ont rencontré cette étudiante en prépa à Paris en décembre 2020. Comme toutes les semaines, elle était évaluée lors d'un devoir surveillé "en présentiel". Ce jour-là, l'épreuve aurait dû être un simple entraînement. Mais à cause du Covid, les notes obtenues pourraient compter pour les concours à la fin de l'année. Une inquiétude supplémentaire pour Lola et ses amis.

"Je ne vois pas comment me faire des amis alors que tout est fermé"

Au stress inévitable des examens s'en ajoute un autre, généré par une situation sanitaire extraordinaire. Lola aurait préféré vivre "ce semi-confinement" en compagnie de sa famille, à Bordeaux. Quand on vient de province sans connaître personne à Paris, comment se faire des amis alors que tout est fermé, des bars jusqu'aux musées ?

Pour les étudiants, au temps du Covid-19, les difficultés ne sont pas seulement financières : elles sont aussi psychologiques. Le choc du confinement, notamment, est passé par là : "Que les jeunes se retrouvent en précarité en quelques mois, que nos études soient remises en question, qu'on soit obligés d'étudier à la maison à (...)

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