Covid-19 : pourquoi les vaccins à ARN devraient assurer une protection à long terme

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Suite à la vaccination contre le Covid-19, le corps perfectionne sa réponse immunitaire pendant au moins trois mois, selon une étude. Résultat qui suggère que les personnes vaccinées avec la technologie ARN bénéficieront d’une immunisation à long terme.

Les vaccins à ARN sont des bons professeurs immunitaires ! C’est ce que montre une étude de l’université Washington à St. Louis (États-Unis) publiée le 28 juin 2021 dans le journal , selon laquelle la protection octroyée par les vaccins à ARN de Pfizer et Moderna devrait rester efficace pendant de longues périodes. Cependant, les patrons de alertent sur la nécessité d’une troisième dose de leurs vaccins, appel entendu par le gouvernement français, qui lancera une campagne de rappel dès la rentrée de septembre. Que sait-on de la protection à long terme due aux vaccins ?

Les élèves immunitaires étudient leur adversaire pendant des mois

L’étude en question a analysé la réponse immunitaire chez 41 personnes ayant reçu les deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech. Le nombre d’anticorps générés par la vaccination augmentait considérablement après la deuxième dose, avant de descendre après la semaine 15 (donc trois mois après la deuxième dose). Cependant, la réponse immunitaire ne baissait pas pour autant après ce délai. En effet, le niveau de lymphocytes B à mémoire (qui fabriqueront les anticorps contre le coronavirus après une seconde exposition à ce pathogène) restait très élevé jusqu’à ces trois mois, une période bien plus longue que celle observée avec d’autres vaccins. "Après la vaccination, la réponse immunitaire se perfectionne dans les ganglions lymphatiques des aisselles, où les lymphocytes B apprennent à fabriquer les meilleurs anticorps contre le virus. C’est un peu comme une école immunitaire, et les cours y durent pendant au moins trois mois", sourit Rachel Presti, auteure de l’étude.

En 2020, elle avait participé à qui analysait cette réponse immunitaire après le vaccin contre la grippe, montrant que moins de la moitié des participants avait encore un niveau élevé de ces lymphocytes B spécifiques neuf semaines après la vaccination. “Cette réponse est beaucoup plus longue pour les vaccins contre le Covid-19, poursuit-elle. Mais on ne sait pas encore si cela e[...]

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