Covid-19 : pourquoi le vaccin d'AstraZeneca ne devrait pas être approuvé tout de suite en Europe et aux Etats-Unis

·1 min de lecture

La course aux vaccins continue. L'Agence britannique du médicament (MHRA) a donné son feu vert, mercredi 30 décembre, à celui développé par la firme anglo-suédoise AstraZeneca, en partenariat avec l'université d'Oxford, faisant du Royaume-Uni le premier pays au monde à l'autoriser. D'après les médias britanniques, ce nouveau vaccin - basé sur la technique de l'adénovirus et donc bien moins délicat à manipuler que les vaccins à Arn messager - pourrait être déployé dans le pays dès lundi prochain, soit bien avant l'Europe et les Etats-Unis, où l'autorisation de mise sur le marché des autorités sanitaires devrait attendre janvier, peut-être même février.

Des essais cliniques trop réduits et imprécis

En novembre dernier, AstraZeneca avait annoncé que son vaccin était efficace à 70%, voire plus dans certains cas. Un groupe-test au Royaume-Uni de moins de 3.000 personnes s'était en effet vu injecter par erreur une demi-dose du vaccin en guise de première dose. Dans leur cas, AstraZeneca avait assuré que le vaccin était efficace jusqu'à 90%, un chiffre comparable à ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna.

Mais les résultats de ces essais cliniques sont contestés, non seulement parce que le groupe-test victime de l'erreur d'AstraZeneca était très réduit, et sans patient âgé de plus de 55 ans, mais aussi parce que le protocole de vaccination - deux doses complètes et non une et demi - n'avait pas été respecté. L'Agence britannique du médicament elle-même a rejeté le taux d'efficacité à 90%...


Lire la suite sur LeJDD