Covid-19 : pourquoi les tests salivaires ont disparu des écoles ?

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Depuis la rentrée de janvier 2022, les tests salivaires ne font plus partie du protocole sanitaire dans les écoles malgré leur efficacité.

Pourtant présentés comme une arme majeure pour lutter contre la circulation du Covid-19 dans les établissements scolaires, les tests salivaires ont finalement disparu des écoles. Explications.

Mais où sont donc passés les tests salivaires ? Déployés dans les écoles maternelles et élémentaires depuis la fin des vacances d'hiver 2021 pour renforcer le dépistage au Covid-19, les tests salivaires ont déserté ces établissements depuis le début de l'année 2022. Pourtant, une étude montre que les tests salivaires PCR détectent plus facilement le variant Omicron et surtout, ils sont davantage supportés par les enfants pour qui les prélèvements nasopharyngés sont souvent douloureux. Alors pourquoi cette pièce maîtresse du gouvernement dans la campagne de dépistage des plus jeunes a été mise au placard ?

Avec le nouveau protocole sanitaire, les élèves en contact avec un cas positif doivent désormais effectuer trois autotests : un premier le jour de l'annonce de la positivité d'un élève, un deuxième à J+2 et un autre à J+4. Pour cette journée de grève, la fédération des parents d'élèves a placé en haut de ses revendications la reprise des tests salivaires à l'école, jugeant que les tests nasopharyngés ne sont pas adaptés pour les enfants.

Plus fiables, mais moins pratiques

Mais plusieurs raisons ont poussé le gouvernement à supprimer ces tests moins invasifs et plus efficaces que les autotests et les tests antigéniques. La première est que ces tests salivaires sont des tests PCR et que le résultat ne revient qu'en 24 heures après analyse en laboratoire, contre 15 minutes pour les autotests. Le test salivaire sous-entend donc que l'enfant sera absent de l'école pour au moins une journée et qu'un des parents doit trouver une solution avec son employeur pour ne pas se rendre au bureau, ou alors faire garder son enfant. De plus, les résultats nécessitent d'être analysés en laboratoire et ces derniers sont en ce moment submergés, avec plus de 350 000 contaminations enregistrées lors des dernières 24 heures.

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La fiabilité de 85% des tests PCR salivaires, contre moins de 65% pour les autotests, ne semble donc pas faire le poids face à la praticité de ces derniers, moins couteux et plus rapides. Mais le protocole sanitaire dans les écoles n'a cessé de changer depuis le début de la pandémie. De plus, la Haute autorité de Santé (HAS), interrogée par Le Figaro, indique avoir une étude qui laisse supposer que les tests PCR salivaires sont autant, voire plus performants que les PCR nasopharyngé : "Il y aurait peut être une réplication plus importante dans le compartiment buccal. En fonction de la confirmation de cette hypothèse, nous serons peut-être amenés à revoir la recommandation du prélèvement salivaire." La donne pourrait donc une nouvelle fois changer...

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