Covid-19 : pourquoi on ne peut pas parler de déconfinement

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Tout sauf le mot "déconfinement". Depuis quelques jours, l'exécutif évite soigneusement d'utiliser le mot "déconfinement" pour désigner les semaines à venir. Mardi à l'Assemblée nationale, le Premier ministre, Jean Castex, a évoqué une "sortie progressive" du "nouveau confinement". Le lendemain, Gabriel Attal s'est montré plus prudent encore. "Nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin", a averti le porte-parole du gouvernement à la sortie du Conseil des ministres, préférant parler d'une "adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre si la situation sanitaire nous le permet". La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a employé l'expression "assouplir les règles" jeudi sur BFMTV.

Encore des attestations après le 1er décembre. Difficile de distinguer le confinement du déconfinement, car le passage de l'un à l'autre sera progressif. Mais on sait déjà que trois caractéristiques principales du confinement que sont les attestations de sortie, les restrictions de déplacement et les interdictions des rassemblements perdureront après le 1er décembre, comme l'avait indiqué Jean Castex jeudi dernier lors d'une conférence de presse. Les Français ne seront donc pas libres d'aller et venir.

Des restrictions pendant longtemps. Jusqu'à quand? Pas de réponse pour l'instant. Le chef du gouvernement a seulement insisté mardi sur les "dispositions de freinage, en cours de calage" qui seront appliquées tant que le virus se propage. "La prochaine phase ne sera...


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