Covid-19: une campagne pour "parler" de ses problèmes psy, et après?

Youen Tanguy
·1 min de lecture
Une femme, en boule, dort sur son lit (photo d'illustration). (Photo: Carolina Conte / EyeEm via Getty Images)
Une femme, en boule, dort sur son lit (photo d'illustration). (Photo: Carolina Conte / EyeEm via Getty Images)

CAMPAGNE - “En parler, c’est déjà se soigner.” Le gouvernement a lancé ce mardi 6 avril une campagne grand public pour inciter les Français à “parler” de leur état psychologique, durement affecté par la pandémie de Covid-19. Organisée par Santé publique France (SPF) et le ministère de la Santé, cette campagne vise à détecter les problèmes psychologiques et psychiatriques est “primordial” pour permettre “une prise en charge adaptée”.

Selon les enquêtes menées régulièrement par SPF depuis un an, la proportion de Français rapportant des états anxieux ou dépressifs a fortement augmenté depuis le premier confinement et se maintient à un niveau élevé depuis, avec près d’un tiers (31%) de la population concernée.

“Est-ce que toutes les personnes qui souffrent de troubles doivent voir un psy? Pas forcément”, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne Aude Caria, directrice de l’organisme public d’information Psycom. Pour certaines personnes, un temps d’écoute suffira, tandis que d’autres auront besoin d’être orientées vers un professionnel.

Pour trouver de l’aide, la campagne renvoie sur le numéro vert 0.800.130.000, créé par le gouvernement pour répondre à toutes les questions liées au Covid, et qui donne accès à un service de soutien psychologique, ce que seulement 17% des personnes interrogées savent. Elle dirige également vers le site Psycom.org, qui propose “une information fiable, accessible et indépendante (...) sur la santé mentale et les troubles psychiques ainsi que des contenus spécifiques sur la sant&ea...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.