Covid-19 : pourquoi il risque d'être plus difficile de se faire dépister cet été

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Photo d'illustration

Avec la baisse de la rémunération des laboratoires et l'arrivée de nombreux touristes, la situation pourrait être tendue cet été pour trouver un test PCR.

Le prix payé par l’Assurance maladie aux laboratoires et aux professionnels libéraux qui réalisent des tests PCR vient de baisser de 15 % à 30 %, à partir du 1er juin, selon deux arrêtés publiés au Journal officiel. Les tarifs vont diminuer à jusqu’à 30% pour un résultat rendu en moins de 12 heures, qui passe à 33,75 euros (auxquels s’ajoute toujours le "forfait pré-analytique" de 5,40 euros). 

Baisse des tarifs également du côté des tests antigéniques pratiqués par les infirmières, sages-femmes et kinés sont également réduits de 19% à 28% en fonction du lieu de prélèvement (cabinet, domicile, dépistage collectif), selon un deuxième arrêté paru mardi. Même chose pour les dentistes (-26%) et, dans une moindre mesure, pour les médecins (-15%).

Les laboratoires vont "diminuer la voilure"

Une baisse des tarifs dénoncée par le syndicat des biologistes sur son site Internet. "Des négociations ont permis une baisse moins drastique que voulue par les tutelles, mais elle n’en reste pas moins significative". S'il n'y aura aucun impact financier pour les patients, puisque les tests restent pri en charge à 100% par la Sécurité sociale sans avance de frais, il pourrait y avoir une conséquence indirecte. 

Plusieurs biologistes expliquent en effet que de nombreux laboratoires risquent de diminuer le nombre de créneaux de tests PCR, voire ne plus en réaliser, puisque ceux-ci vont moins leur rapporter que d'autres prestations.

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Les zones touristiques débordées ? 

Un constat partagé par un autre biologiste qui exerce dans un hôpital. "n ne fera plus que nos patients le nécessitant où le financement est différent. Le gouvernement a choisi les grands groupes au détriment de PCR ciblés", déplore-t-il.

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Avec l'arrivée de touristes français et étrangers dans les lieux les plus touristiques, les laboratoires de ces zones risquent d'être fortement mis à contribution. Notamment car les voyageurs étrangers devront dans de nombreux cas faire un test PCR avant de retourner dans leur pays d'origine à la fin des vacances. En effet, certains pays demandant une PCR même aux personnes vaccinées, comme le Portugal et l'Italie.

Des touristes privilégiés face aux patients symptomatiques ?

Face à cet afflux de demandes, le risque est que les laboratoires bloquent à l'avance des créneaux de réservation pour les touristes ayant besoin d'un test à la fin de leur vacances, au détriment d'un patient symptomatique, qui n'aura pas pu réserver un test à l'avance.

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Des demandes qui risquent d'être particulièrement importantes pour les voyageurs étrangers, qui devront dans de nombreux cas faire un test PCR avant de retourner dans leur pays d'origine à la fin des vacances, certains pays demandant une PCR même aux personnes vaccinées, comme le Portugal et l'Italie.

Des résultats plus longs à obtenir ?

Les touristes pourraient ne pas être les seuls à être impactés par des difficultés pour se faire tester. "Beaucoup de centres ont mis en place des PCR "rapides", dont le résultat est obtenu en moins d'une heure, pour répondre à des situations urgentes (préopératoire, accouchement, ...). Or, ces PCR rapides utilisent des réactifs très chers. L’analyse à ce prix en devient déficitaire", écrit un biologiste sur Twiiter.

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Parmi les conséquences des difficultés à se faire dépister, le résultat du test pourrait être plus long, les laboratoires étant surchargés, comme c'était le cas en septembre dernier. Ce qui pourrait avoir des conséquences en terme épidémique, le patient attendant parfois d'être positif avant de s'isoler. 

Si aujourd'hui de nombreux résultats sont rendus en 24 heures, à la rentrée de septembre, les laboratoires ont été débordés par l'afflux de patients. Dans moins de 40% des cas, le résultat des tests était alors rendu dans les 24 heures. Certains attendent alors jusqu'à 10 jours pour avoir le résultat, selon les régions. Le problème a été résolu par l'arrivée des tests antigéniques, dont le résultat est désormais donné en quelques dizaines de minutes.

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