Covid-19 : peut-on, comme Olivier Véran, espérer le même "été serein" qu'en 2020?

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C'était le 13 avril 2020. Ce jour-là, le président Emmanuel Macron annonçait le processus de déconfinement à partir du 11 mai. "Nous retrouverons les jours heureux", assurait-il. Rétrospectivement, l'été 2020 fait effectivement figure de "jours heureux". Le virus restait menaçant, les voyages à l'étranger étaient rares et les gros festivals annulés. Mais les bars, restaurants, commerces et lieux culturels étaient ouverts, le masque commençait tout juste à faire son apparition dans l'espace public et l'incidence (minorée du fait de moindre capacité de dépistage) était de 5 cas pour 100.000 habitants contre 337 aujourd'hui, selon CovidTracker.

Et cet été? "L'ensemble des mesures de freinage sera amené à être réévalué à différents moments, de façon progressive, a indiqué mardi le ministre de la Santé, Olivier Véran, au Télégramme. J'espère qu'on aura un été serein, mais vigilant, comme celui de l'année dernière. Que les Français puissent retrouver le plus de libertés possible. Si nous tenons ensemble, alors nous y arriverons."

Deux situations épidémiques très différentes

"On ne bénéficiera pas de la lune de miel connue l'an dernier", prévient d'emblée Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l'université de Montpellier. L'an passé, le pays sortait en effet de deux mois d'enfermement strict. Le déconfinement s'était effectué à un rythme différent selon les régions et les écoles n'avaient pas immédiatement retrouvé leurs effec...


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