Covid-19, persona non grata à la Philharmonie de Paris

Par Frédéric Lewino
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Simulation des flux d'air à la Philharmonie.
Simulation des flux d'air à la Philharmonie.

Pour la Philharmonie de Paris, comme pour l'ensemble des salles de spectacle, c'est la même musique : il est vital de démontrer que ses spectateurs ne craindront pas davantage la contamination que dans un lieu ouvert. Pour parvenir à leur fin, les responsables de l'établissement de l'Est parisien ont décidé de jouer de la grosse caisse en faisant appel au roi de la simulation numérique : Dassault Systèmes.

Il a été demandé à ses ingénieurs de simuler la circulation de l'air dans la grande salle Pierre-Boulez afin de répondre à cette question cruciale : si jamais un des mélomanes présents venait à éternuer des milliards de virus, ceux-ci n'envahiraient-ils pas les poumons voisins avec l'exaltation guerrière des Walkyries ? Il faut savoir que la ventilation de la salle n'est pas assurée par une sorte d'hélicon géant accroché au plafond, mais par des systèmes individuels intégrés à chaque fauteuil. Prenant compte de cela et de différents autres facteurs, telle la forme de la salle, les ingénieurs de Dassault Systèmes ont réussi à localiser tous les flux d'air susceptibles de transporter le virus. Plusieurs simulations ont été réalisées, notamment avec un spectateur contaminé toussant avec ou sans masque.

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Dans les meilleures conditions

Finalement, les simulations sembleraient prouver que le « risque de propagation des particules virales est moins élevé lorsque les spectateurs po [...] Lire la suite