Covid-19 : les opticiens s’adaptent face à la fermeture des centres commerciaux

C’est une livraison un peu particulière. Solène Collignon, opticienne de Dijon, en Côte-d’Or, traverse les allées désertes du centre commercial de la Toison d'Or en direction du parking pour remettre des lunettes à une cliente. C’est la seule solution trouvée, car le centre commercial et ses commerces non-alimentaires ont dû baisser le rideau, y compris les opticiens, alors qu’ils étaient toujours restés ouverts jusque-là. "Depuis le dernier confinement, on prenait tout sur rendez-vous, mêmes grilles fermées. Et là on nous a dit que ce n’était pas autorisé", explique Solène Collignon, la directrice du magasin Atol Toison d’Or. Livraisons autorisées devant les magasins en Côte-d’Or Même sentiment d’incompréhension dans cette galerie commerciale de la Nièvre, à Marzy. Les opticiens contactent leurs clients, un à un, pour transférer les commandes. "On va pouvoir continuer à travailler un petit peu parce qu'on a la chance d’avoir un autre magasin pas loin et on va pouvoir appeler nos clients pour leur donner nos lunettes dans un autre endroit", précise Julien Jardin-Mathe, directeur d’un magasin Afflelou. Objectif pour ces opticiens : être mis, comme pour les pharmacies, dans la catégorie commerce de santé. En Côte-d’Or, le sous-préfet a finalement autorisé les livraisons devant les magasins.