Covid-19 : les opticiens des centres commerciaux contraints de baisser le rideau

À l'abri des regards, Sophie Collignon, opticienne, traverse les allées désertes du centre commercial où se trouve sa boutique, à Dijon (Côte-d’Or). Elle est obligée de livrer ses lunettes dans un parking. "Je trouve ça très bizarre personnellement, mais bon c'est comme ça. Mais oui, c’est étrange", s’étonne une cliente. Le centre commercial et ses magasins non alimentaires ont dû baisser leurs rideaux, y compris les opticiens, plongés dans le flou, alors qu’ils avaient toujours pu rester ouverts jusque-là. Commerces de santé "Aux deux derniers confinements, on pouvait recevoir sur rendez-vous toutes les urgences", explique Sophie Collignon. "Mais là, on nous a dit que ça n’était pas autorisé, donc on ne le fait pas !", ajoute-t-elle. Si le gouvernement ne veut plus polémiquer sur le sujet des commerces non essentiels, les opticiens veulent être considérés comme des commerces de santé, à l'instar des pharmacies.