Covid-19, Omicron : pourquoi cet hiver s’annonce imprévisible

Des tests antigéniques pour détecter le Covid-19 réalisés à Berlin.  - Credit:DAVID GANNON / AFP
Des tests antigéniques pour détecter le Covid-19 réalisés à Berlin. - Credit:DAVID GANNON / AFP

Une certaine « fatigue pandémique » a gagné une partie de la population, mais le Sars-CoV-2, lui, continue d'évoluer. Alors que la France connaît sa huitième vague (la quatrième de 2022), dominée par le sous-variant Omicron BA.5, elle voit progresser rapidement un autre sous-variant, nommé BQ.1.1.

Samuel Alizon, directeur de recherche (CNRS, CIRB) et Mircea Sofonea, maître de conférences (université de Montpellier, Mivegec), reviennent sur la situation sanitaire qui s'annonce cet hiver et pointent les enjeux de la surveillance et de la recherche dans notre pays. Pour quelles conséquences ?

The Conversation : Avec la fin de l'été, l'actualité a refait place au Covid et à ses variants. C'est désormais BQ.1.1 et autres XBB qui sont évoqués. Que peut-on déjà dire de ces « sous-variants » ? Et comment sont-ils suivis ?

Samuel Alizon : Depuis septembre, on assiste à une forte diversification du Sars-CoV-2, avec l'émergence de nombreux sous-variants du variant Omicron.

BA.4.6, BA.2.75, BA.5.2 et même B.1.1.529.5.3.1.1.1.1.1.1, rebaptisé BQ.1.1 selon la nomenclature Pango, qui propose un système d'identification pour suivre les lignées génétiques du Sars-CoV-2 présentant un intérêt épidémiologique…

À LIRE AUSSICovid long : ce que savent les scientifiques

Toutes ces lignées, qui prédominent dans diverses régions du monde (BQ.1.1, par exemple, est en pleine progression actuellement en France) appartiennent officiellement au variant Omicron. Il s'agit donc de sous-variants [...] Lire la suite