Covid-19 : "Il n'y a pas d'augmentation du risque de devenir positif au Covid quand on prend des anti-inflammatoires non stéroïdiens", selon des études

Solenne Le Hen
·2 min de lecture

Au tout début de l’épidémie de Covid, les autorités de santé déconseillaient de prendre des anti-inflammatoires. Mais les études scientifiques sont désormais plus rassurantes sur ce point.

Avec le retour du froid, c’est aussi le retour des rhumes et de cette interrogation : en cas de Covid-19, les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène augmentent-ils le risque de complications ?

La question a été très débattue. Au début de l’épidémie de Covid, les médecins supposaient que l'Advil, le Nurofen, ou encore le Voltarène, des médicaments de la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens, pouvaient être dangereux en cas de Covid, raconte Nicholas Moore, professeur de pharmacologie. "Il y a eu, tout à fait au début, des cas graves qui avaient été exposés en particulier à l'ibuprofène", rappelle-t-il. Mais rapidement, les médecins se sont rendu compte que cela s’expliquait facilement. "On commence à prendre du paracétamol mais ça continue, donc on prend de l'ibuprofène. Donc ce sont les gens les plus malades qui en prennent. Et après on dit qu'ils sont plus malades parce qu'ils en ont pris, alors qu'ils en ont pris parce qu'ils étaient plus malades", explique Nicholas Moore.

C'est une question de sens de la causalité.

Nicholas Moore, professeur en pharmacologie

à franceinfo

Depuis, les statistiques des malades du Covid ont permis d’étudier les anti-inflammatoires non stéroïdiens. "Un certain nombre d'études ont été faites, dans les données de l'Assurance maladie française, dans les bases de données en Angleterre aussi, pour regarder ce risque des anti-inflammatoires non stéroïdiens et/ou de l'ibuprofène, et on a constaté que premièrement il n'y a pas d'augmentation du risque de devenir positif au Covid quand on prend des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Deuxièmement, quand on est positif et qu'on a pris ou qu'on prend des anti-inflammatoires non stéroïdiens, on n'augmente pas le risque d'être hospitalisé." (...)

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