Covid-19 : nouvelle enquête de l'UE sur le vaccin AstraZeneca, celui de J&J également examiné

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L'Agence européenne des médicaments a annoncé vendredi 9 avril 2021 examiner un lien possible entre le vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson et des cas de caillots sanguins, et élargir son enquête sur celui d'AstraZeneca, déjà mis en cause pour le même genre de symptômes, à des problèmes vasculaires.

Mercredi 7 avril 2021, l'Agence européenne des médicaments (EMA) avait déjà reconnu que les caillots sanguins devaient être répertoriés comme un effet secondaire, "très rare" mais grave, du vaccin AstraZeneca, surtout chez des sujets jeunes. Elle a indiqué vendredi 9 avril avoir lancé une étude sur un autre vaccin, celui du géant américain Johnson&Johnson, pour des effets secondaires similaires, après que quatre cas, dont un mortel, ont été rapportés. L'UE a autorisé ce vaccin mais n'a pas commencé à l'utiliser.

De plus, l'EMA enquête aussi sur d'éventuels liens entre l'AstraZeneca et des problèmes vasculaires : elle a annoncé vendredi examiner cinq cas d'un syndrome de fuites capillaires, "caractérisé par la fuite de liquide des vaisseaux sanguins, causant le gonflement des tissus et une chute dans la pression sanguine". Les deux vaccins, Johnson & Johnson comme AstraZeneca, utilisent la technologie recourant à un adénovirus pour vecteur.

Méfiance vis-à-vis du vaccin AstraZenaca

La méfiance vis-à-vis du vaccin AstraZeneca a poussé de nombreux pays à fixer des limites d'âge à son usage, voire à suspendre son utilisation. Il est par exemple réservé aux plus de 30 ans au Royaume-Uni, où il a massivement été utilisé, aux plus de 65 ans en Suède, et aux plus de 60 ans aux Philippines, au Portugal, aux Pays-Bas ou en Allemagne, qui envisage désormais d'acheter le controversé Spoutnik V à la Russie. La région espagnole de Castille-et-Leon et le Danemark ont totalement interrompu l'utilisation de l'AstraZeneca.

Et Hong Kong a suspendu vendredi, pour "éviter tout gaspillage", sa commande d'AstraZeneca, craignant des effets secondaires et son inefficacité contre les nouveaux variants du coronavirus. Vendredi, avant les annonces de l'EMA, les autorités sanitaires françaises avaient indiqué que les 533.000 personnes de moins de 55 ans déjà vaccinées avec une première dose d'AstraZeneca se verraient proposer un vaccin différent pour la 2e dose, à ARN messager - soit celui de Pf[...]

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