Covid-19: nouvelle étude sur l'efficacité des anticorps sur les variants

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Une nouvelle étude sur l'efficacité de notre réponse immunitaire face aux variants du coronavirus a été publiée ce vendredi dans la revue britannique Nature Medicine. Ce travail de l'Institut Pasteur confirme ce que l'on savait déjà : si notre corps réagit plutôt bien au variant britannique, le sud-africain est bien plus problématique.

Quelle est l'immunité d'une personne contaminée par le coronavirus il y a plusieurs mois si elle rencontre un de ces variants ? Pour le savoir, les auteurs de l'étude ont prélevé le sérum de personnes guéries du Covid-19 infectées par la souche « historique ». Dans ce sérum, se trouvent les anticorps. Les scientifiques ont observé leur comportement face aux variants britannique et sud-africain. Pour le premier, même un sérum prélevé 9 mois après la première contamination reste tout aussi efficace, le variant anglais est neutralisé dans 95 % des cas.

Pour le sud-africain, c'est en revanche plus compliqué. L'efficacité descend à 60 % et il faut surtout bien plus d'anticorps – 6 fois plus – pour parvenir à le neutraliser. Les personnes avec une faible réponse immunitaire y sont donc particulièrement exposées.

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Les chercheurs ont également voulu déterminer quel est le niveau de réponse procuré par les vaccins, celui de Pfizer en l'occurence. Une semaine après la seconde injection, les chiffres sont similaires : tout aussi efficace contre le variant britannique que contre la souche historique, mais seulement 60 % contre le sud-africain.

Cette nouvelle étude confirme les résultats de précédentes recherches en laboratoire, mais en allant plus loin. Cette fois les auteurs se sont servis de souches virales authentiques qui se rapprochent plus de ce qui est observé en vie réelle.

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