Covid-19: non, les masques faciaux ne privent pas d’oxygène

Johanna Amselem
·2 min de lecture
Surgical mask on white background
Surgical mask on white background

Des chercheurs canadiens assurent que le port du masque de protection n’impacte pas l’apport en oxygène. Ce dispositif ne provoquerait donc pas d’intoxication au dioxyde de carbone.

L’épidémie de Covid-19 a engendré de nouvelles habitudes chez les Français : distanciation sociale, hygiène scrupuleuse des mains, port du masque de protection. Autant de mesures destinées à protéger la population contre le virus qui sévit dans le monde entier depuis plusieurs mois. Conscients de l’intérêt du masque, certains se plaignent pourtant des conséquences sur un port régulier. Si le port du masque n’est pas toujours très agréable, une étude confirme qu’ils ne privent pas d’oxygène et ne provoquent donc aucune intoxication au dioxyde de carbone.

Des chercheurs de l'Université McMaster au Canada ont distribué à 25 adultes, âgés en moyenne de 76,5 ans, des oxymètres de pouls portables pour mesurer leur taux d'oxygène dans le sang tout en portant un masque de protection sur le visage. Ils ont également mesuré leur niveau d’oxygène avant et après. Les chercheurs n'ont trouvé aucun signe préoccupant d'hypoxie ou de réduction de l'oxygène dans le sang. Pour l'étude, les volontaires ont porté les masques toute la journée et ont utilisé l'oxymètre de pouls pour suivre leurs niveaux d'oxygène pendant une heure avant de porter le masque, tout en le portant pendant une heure et pendant une heure après. Il n’y a pas eu de baisse préoccupante de la saturation en oxygène du sang.

Rassurer la population

En moyenne, la saturation en oxygène était de 96,1% avant que les participants ne se masquent, puis légèrement plus élevée lorsqu'ils portaient des masques et après - à 96,5% et 96,3%, respectivement. “Cela confirme ce que nous savions déjà. Il n'y a pas de diminution de l'oxygène en portant un masque. Certaines personnes peuvent se sentir mal à l'aise de porter un masque. Mais ce n’est pas une excuse pour ne pas le faire”, a déclaré le Dr Aaron Glatt, un spécialiste des maladies infectieuses qui n'a pas participé à l'étude.

Les résultats ont été publiés en ligne sous forme de lettre de recherche dans le numéro du 30 octobre du Journal of the American Medical Association. Si cette étude a porté sur un faible échantillon de participants, les chercheurs espèrent toutefois que les résultats pourront rassurer les populations.

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