Covid-19 : le nationalisme vaccinal favorise l’émergence de variants résistants

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Alors que les pays les plus vaccinés commencent à donner une troisième dose, les très faibles taux de vaccination dans les autres régions du monde risquent d’entraîner l’émergence de variants, rendant ces vaccins inefficaces.

Est-on face à une épidémie d'égoïsme vaccinale ? La vaccination contre le Covid-19 avance à une vitesse inouïe et déjà ont été administrées sur la planète. Cependant, la répartition de ces vaccins reste très inégale : alors que dans les pays au revenu élevé le taux de vaccination est de 111 doses pour 100 habitants, il est seulement de 2,4 doses pour 100 habitants dans ceux au faible revenu. Une situation qui risque d’empirer si d’autres pays suivent la décision et des d’administrer une troisième dose à une grande partie de leur population. Pourtant, ce nationalisme vaccinal qui vise à protéger les populations des pays riches du variant Delta pourrait s’avérer un très mauvais calcul à long terme. Selon une étude publiée le 17 août 2021 dans , cela pourrait favoriser l’émergence de variants résistants au vaccin dans le reste de la planète, qui finiraient par arriver dans ces pays ultra-vaccinés, rendant inutiles leurs efforts de vaccination.

Pression de sélection chez les personnes ayant été infectées

Cette étude a modélisé l’évolution de la pandémie en fonction du partage des vaccins, montrant que laisser circuler le virus à des niveaux élevés dans des pays peu vaccinés pose un risque très réel d’émergence de variants. Pour estimer le potentiel pour l’émergence de nouveaux variants, le modèle suppose que les infections secondaires dans les personnes avec immunité partiel contribue à l’évolution du virus. “Quand on est infecté, le virus se reproduit dans notre corps et il peut faire des erreurs, créant des mutations. Quand on n’a aucune immunité contre le virus, c’est-à-dire qu’on n’a pas été infecté auparavant et qu’on n’a pas été vacciné non plus, il n’y a pas de raison pour que ces mutations soient sélectionnées, car il n’y a pas de pression de sélection. À l’autre extrême, si on a une très bonne immunité grâce à la vaccination ou à une infection récente, le virus est contrôlé rapidement et il ne peut pas muter davantage. Mais au milieu de ces deux situations, [...]

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