Covid-19 : vers des mesures de freinage dans l’Yonne ?

Depuis 13 mois, le Dr Menard gère sans relâche l’unité Covid de l’hôpital de Joigny (Yonne). Dans son service, les huit lits dédiés au virus sont occupés en permanence. Plus contagieux et plus dangereux, le variant britannique ne laisse aucun répit. Cette professionnelle de santé est inquiète. D’ici début avril, elle va devoir libérer les 20 lits de médecine générale pour accueillir des patients plus jeunes et plus sévèrement atteints par le Covid-19. "L’hôpital est plein, je sais que le service de réanimation à Sens est plein. Si on a des patients plus jeunes dont l’état se dégrade, je ne sais pas où on les enverra", indique Marie-Laure Menard, médecin responsable de l’unité Covid à l’hôpital de Joigny. "C’est du stress" Arrivée il y a deux ans, Delphine est infirmière et elle appréhende elle aussi cette troisième vague. "On est un petit service hospitalier, les gens se dégradent vite, c’est du stress", précise Delphine Fischer. Dans l’Yonne, le taux d’incidence s’établit mardi 30 mars à 300 pour 100 000 habitants. 16 lits de réanimation sur 22 sont déjà pris. Des indicateurs qui laissent craindre aux habitants un nouveau tour de vis.