Covid-19: Marine Le Pen se dit favorable à la fermeture des écoles

C.M.
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La présidente du rassemblement national Marine Le Pen à Nanterre le 10 février 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
La présidente du rassemblement national Marine Le Pen à Nanterre le 10 février 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Marine Le Pen a estimé dimanche que le gouvernement ne pouvait plus "faire autrement" que de fermer les écoles "plutôt que d'attendre que les classes ferment les unes après les autres" face à la flambée de l'épidémie du coronavirus.

"Dans la situation actuelle, on ne peut pas faire autrement" que de fermer les écoles. Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer "le dit lui-même: à chaque fois qu'il y aura un cas, on fermera les classes, par conséquent toutes les classes vont fermer", a déclaré la présidente du Rassemblement national dans l'émission Dimanche en politique sur France 3.

"Autant avancer la date des vacances, peut-être pour créer une forme de vide sanitaire, plutôt que d'attendre que les classes ferment les unes après les autres", a-t-elle ajouté.

Face à l'aggravation de l'épidémie dans les écoles, Jean-Michel Blanquer a annoncé vendredi que, dans les 19 départements concernés par les nouvelles restrictions, un seul cas de Covid dans une classe entraînera désormais sa fermeture, contre trois jusqu'alors.

Marine Le Pen étrille la gestion de crise

"Aujourd'hui, en réalité, les écoles sont fermées parce que les cas se multiplient", a commenté Mme Le Pen qui, lors du premier déconfinement en mai 2020, avait appelé à ce que les écoles n'ouvrent qu'en septembre.

Elle a qualifié d'"erreur" le fait de ne pas avoir vacciné les enseignants en priorité et a de nouveau épinglé la gestion de l'épidémie, "une véritable débâcle", par le président Emmanuel Macron, "un piteux stratège".

"Les Français sont excédés par des dirigeants politiques qui ne cessent de faire de l'autosatisfaction là où, manifestement, les choses ne fonctionnent pas", a-t-elle insisté, alors que le chef de l'État s'est refusé à tout mea culpa sur sa décision notamment de ne pas reconfiner le pays fin janvier, contre l'avis de nombreux scientifiques.

Article original publié sur BFMTV.com