Covid-19: l'Italie se divise en trois pour affronter la deuxième vague

·2 min de lecture

Conjurer un reconfinement général alors que l’Italie affronte une deuxième vague de Covid-19 de plus en plus virulente, c’est le défi du gouvernement qui tente une méthode inédite : diviser le pays en trois zones. Rouge, orange ou jaune, selon la gravité de la situation sanitaire.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

À cette décision s’en ajoutent d’autres, applicables sur tout le territoire : couvre-feu de 22h à 5h en vigueur depuis jeudi 5 novembre, fermeture des musée, après celle des théâtres, cinémas, piscines et salles de sport mais aussi des bars et restaurants à partir de 18h, fermeture des centres commerciaux les week-ends et jours fériés, réduction des capacités des transports publics à 50%, enseignement à distance pour les lycées et universités... La nouvelle recette anti-Covid-19 laisse les Italiens plus ou moins perplexes à Rome, en zone jaune.

► À écouter aussi : Colère et résilience: les Italiens face à la seconde vague de Covid-19

De l'incompréhension, de l'espoir et du pessimisme

Pour les régions en zone rouge – Calabre, Lombardie, Piémont et Val d'Aoste –, c’est pratiquement un nouveau confinement qui est appliqué. Leurs habitants, soit 16 millions de personnes, devront présenter une attestation dérogatoire pour tout déplacement.

Pour les régions en zone orange – Pouilles et Sicile –, l'attestation sera obligatoire pour sortir de sa commune de résidence. Et dans ces deux zones, les restaurants et bars ne sont plus ouverts. Pour les 14 autres régions en zone jaune, les règles sont plus souples.

Mais, sauf exception, personne n'échappe au couvre feu dès 22h. Stefano, employé quadragénaire dans la capitale, n'est pas convaincu de son utilité : « Tout est confus, je ne pense pas que le virus devient plus dangereux à partir de 22h, donc je ça me semble incohérent. »

Elvio, jeune entrepreneur, a lui des idées plus claires sur les mesures : « C'est bien pour bloquer les contagions. Les régions où les hôpitaux ne sont pas sous pression et où il y a moins de contaminations n'ont pas à être dans la zone rouge. Le couvre-feu, c’est bien aussi, mais il faut davantage de contrôles. Sinon, ce sera inutile. »

Les nouvelles restrictions seront en vigueur au moins jusqu'au 3 décembre.