Covid-19: l'Italie adopte des mesures de soutien à hauteur de 32 milliards d'euros

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Particulièrement affectée sur le plan sanitaire, l'Italie a adopté vendredi soir des mesures de soutien de 32 milliards d'euros pour faire face aux effets dévastateurs de la pandémie de Covid-19 sur l'économie et soutenir les entreprises et les ménages. Des mesures d’urgence qui s’ajoutent aux plus de 100 milliards d’euros déjà mobilisés par l’Italie l’année dernière.

Troisième poids lourd de l’Union européenne, l'Italie vient d’adopter de nouvelles mesures pour apporter une réponse significative à la pauvreté et aux difficultés des entreprises. Les 32 milliards d’euros sont-ils suffisants ? « C'est une réponse partielle, mais c'est le maximum que nous avons pu faire », a déclaré Mario Draghi, le chef du gouvernement italien.

Environ 11 milliards d'euros seront consacrés aux entreprises qui ont perdu au moins 30% de leurs recettes l’année dernière. Le calcul du montant à percevoir se fera sur la base d’un maximum d'un chiffre d'affaires annuel de 10 millions d'euros.

Et puis, le gouvernement italien prolonge jusqu’à fin juin, voire fin octobre pour certaines entreprises, le gel des licenciements qui expirait le 31 mars. Même chose pour le dispositif de chômage, prolongé jusqu'à fin juin pour les plus grandes entreprises et jusqu'à la fin de l'année pour les autres.

Un million d'Italiens supplémentaires sous le seuil de pauvreté

Un milliard d'euros sera alloué au revenu de citoyenneté pour les plus démunis, mis en place en 2019 ; la pandémie de Covid-19 ayant entraîné le basculement d’un million d’Italiens supplémentaires en dessous du seuil de pauvreté. Une aide d'environ 900 millions d'euros sera consacrée aux travailleurs saisonniers qui ne peuvent pas bénéficier du chômage partiel.

Avec ces dernières mesures, l'Italie a désormais approuvé près de 200 milliards d'euros de dépenses supplémentaires depuis le début de l'épidémie en février 2020. De nouvelles mesures de relance devraient être adoptées en avril, selon Mario Draghi, ce qui ferait passer le déficit budgétaire de 9,5% à près de 10% en 2021, selon un haut responsable du ministère des Finances.

Cette hausse du déficit va également accroître l'énorme dette publique italienne, la deuxième la plus élevée de la zone euro après la Grèce, qui a atteint 155,6% du PIB fin 2020.