Covid-19 : « l'impression » d'un « frémissement dans la pente épidémique »

Source AFP
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Ces observations confirment celles du ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a estimé dimanche qu'il y avait un « frémissement » et « une forme de ralentissement
Ces observations confirment celles du ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a estimé dimanche qu'il y avait un « frémissement » et « une forme de ralentissement

Pas question de totalement se réjouir, mais l'espoir est de mise. Interrogée sur BFM TV-RMC lundi, l'infectiologue Karine Lacombe a expliqué que les effets du reconfinement décidé en France ne seraient visibles que dans « deux à trois semaines ». Mais des effets positifs ont déjà été constatés, selon elle, sans qu'un lien avec le reconfinement soit évoqué.

« Ce n'est pas la même chose partout en France, mais, dans certaines régions, en Île-de-France, on a l'impression d'avoir un frémissement dans la pente épidémique, dans cette croissance que l'on voyait continuer [de manière] exponentielle ces dernières semaines. On a l'impression que cela s'infléchit », a déclaré Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, se disant « modérément optimiste ».

« Trop tôt pour juger de l'effet du reconfinement »

« On peut parler, en région Île-de-France, d'une amorce d'infléchissement », a abondé Martin Hirsch, directeur général de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), sur France Inter. En Île-de-France, « il y a huit jours, on voyait à peu près en moyenne 110 entrées en réanimation par jour et à peu près 500 entrées en hospitalisation », a-t-il dit. « Ces trois ou quatre derniers jours, on voit plutôt à peu près 80 entrées par jour [en réanimation], à comparer aux 110, et plutôt 400 entrées en hospitalisation par jour, à comparer à nos 500 », a-t-il ajouté.

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