Covid-19: le Liban impose un couvre-feu total de 11 jours

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Avec plus de 220 000 infections et 1 600 morts pour une population de six millions d’habitants, le Liban est l’un des pays où la pandémie du coronavirus a connu la plus rapide progression ces dernières semaines. Face à la saturation des hôpitaux, les autorités ont décrété ce lundi un état d’urgence sanitaire et un bouclage total.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

La situation est « effrayante », le virus est « hors de contrôle ». Les mots du président de la République Michel Aoun et du Premier ministre Hassane Diab lors d’une réunion urgente du Conseil supérieur de la Défense, ce lundi, sont alarmants.

Les hôpitaux sont saturés, le personnel de santé est submergé et les Libanais font preuve d’une consternante insouciance. La distanciation sociale et les gestes barrières ne sont plus respectés, malgré l’instauration d’un troisième confinement de trois semaines, le 7 janvier. Les souks populaires sont bondés et un match de football avec des gradins pleins à craquer a même été organisé dans le nord du pays.

Face à cette catastrophe qui risque de devenir très vite ingérable, les autorités ont frappé fort. L’état d’urgence sanitaire a été décrété, conférant à l’armée et aux services de sécurité de vastes prérogatives pour faire respecter les mesures décidées.

Des mesures drastiques qui entreront en vigueur entre le 14 et le 25 janvier. Le pays sera entièrement bouclé et un couvre-feu sera imposé de jour comme de nuit. Toutes les activités économiques seront suspendues à l’exception de celle liées au secteur de la santé/

L’aéroport de Beyrouth fonctionnera à 20% de sa capacité avec une obligation pour ceux qui arrivent d’observer une quarantaine allant de 2 à 7 jours.