Covid-19 : l'hôpital d’Alençon sous tension recrute des renforts

À Alençon, dans l'Orne, la troisième vague de coronavirus est aux portes du centre hospitalier Mamers. Le moral et la santé des personnels soignants sont au plus bas. Un service décimé En dix jours, huit infirmières de l'hôpital d'Alençon ont été contaminées et les vingt-deux lits du service Covid sont pleins. Olivia, comme trois autres de ses collègues a ressenti les premiers symptômes une semaine avant Noël. "On est comme tout le monde, on n'est pas invincibles mais au début on était un peu en colère", confie l'aide-soignante. Le virus a fait son œuvre aussi dans les autres étages. Deux médecins de l'hôpital sont actuellement soignés dans le service réanimation dont les douze lits sont occupés. "C'est certain qu'il y a une fragilité qui est acquise, on est peut-être plus sensible à cette deuxième vague qui est à mon avis un peu plus contagieuse que la première fois", constate Pierre Sadoul, médecin-anesthésiste. Des journées à rallonge Pour ces professionnels de petits hôpitaux régionaux, la seconde vague est bien pire que la première. À la fatigue, s'ajoute désormais une menace sourde, qui mine le moral du personnel soignant. "On a l'impression que ça n'est pas le même virus parce qu'il nous touche aussi personnellement donc on a peur" rapporte Edith Mée, infirmière au service Covid. Pour faire face au nombre croissant de patients, les journées de travail ont dû être allongées. Douze heures de service éreintantes. Le centre hospitalier recrute en urgence du personnel soignant.