Covid-19 : "L'exécutif ne prend plus de mesures liées à l’épidémie, mais à la situation politique"

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À l’heure de la crise du Covid-19, la fracture entre les citoyens et leurs institutions produit de nombreux effets délétères. Entretien avec Antoine Bristielle, chercheur en sciences politiques et auteur de l’essai "A qui se fier, de la crise de confiance à la crise sanitaire", paru le 18 mars.

En France, la confiance à l’égard du pouvoir politique s’érode et la défiance grossit depuis près de vingt ans. Avant la crise sanitaire, l'Hexagone se trouvait en queue de peloton des pays européens où les citoyens avaient le moins confiance en leurs institutions politiques. D’après le baromètre 2019 de la confiance politique réalisé chaque année par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, l’institution présidentielle ne disposait que de 30 % de confiance, le gouvernement 27 %, le Premier ministre 31 % et le Président de la République 30 %.Une fracture entre citoyens et institution qui s’avère délétère par temps de crise. Dans son ouvrage, A qui se fier, de la crise de confiance institutionnelle à la crise sanitaire (paru le 18 mars dernier aux éditions de l’Aube), Antoine Bristielle pointe des taux de mortalité plus faibles dans les pays où la confiance institutionnelle est plus importante. Entretien.Marianne : Alors que la France n’a de cesse de se comparer aux autres pays en matière de lutte contre le Covid-19, vous dites d’emblée que les gouvernements européens n’agissent pas qu’en fonction de la réalité épidémique. Les mesures prises seraient-elles aussi...

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