Covid-19: l'exécutif affiche sa sérénité face à la mobilisation anti-pass sanitaire et anti-vaccin

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De nouvelles manifestations anti-pass sanitaire doivent se tenir ce week-end en France. Face à cette mobilisation, l'exécutif se dit plus inquiet des possibles troubles à l'ordre public que de la contestation elle-même.

Pas de quoi inquiéter le gouvernement? Tandis que la vaccination progresse en France et que l'élargissement de l'application du pass sanitaire doit entrer en vigueur le 9 août prochain, de nouvelles manifestations sont attendues ce samedi. 161.000 personnes ont déjà protesté la semaine dernière contre le pass sanitaire, mais pas seulement. Ces foules, hétéroclites, étaient aussi une occasion pour certains opposants aux vaccins de faire entendre leur voix et leur colère. 

L'ampleur de ces mobilisations n'inquiète toutefois pas le gouvernement, assurent plusieurs sources au sein de l'exécutif à BFMTV. Seule source de préoccupation affichée: les possibles troubles à l'ordre public, même menés par un petit nombre, qui peuvent poser problème. 3000 policiers et gendarmes seront notamment déployés ce samedi à Paris pour encadrer les quatre manifestations contre le pass sanitaire déclarées à la préfecture. 

Vigilance face aux menaces contre députés ou médecins

Une vigilance toute particulière est par ailleurs apportée aux menaces (permanence attaquée, menaces de mort...) que peuvent recevoir des députés, des médecins ou des directeurs d'Ehpad aux positions pro-vaccin. 

Pour le reste, le gouvernement semble se faire à l'idée qu'il sera très difficile de convaincre les participants de ces manifestations. L'exécutif considère que les mobilisations consistent surtout en une coagulation des extrêmes, qu'il s'agisse de gilets jaunes radicaux, de mouvements d'extrême droite ou d'extrême gauche ou bien même d'"antis" en général.

Dans une note datée du 26 juillet que BFMTV a pu consulter, le service central du renseignement territorial dresse d'ailleurs des similitudes entre anti-pass sanitaire et gilets jaunes. Une contestation qui émerge sur les réseaux sociaux, sans leader désigné, et qui prend la forme de rassemblements - non déclarés en préfecture - pour défendre une cause: la liberté.

Convaincre en priorité les craintifs 

Au sein de l'exécutif, on juge que ces opposants sont plutôt porteurs d'une ligne politique et idéologique contre le vaccin ou le pass sanitaire. Devant une soudaine quatrième vague et une hausse des contaminations, le gouvernement privilégie donc se tourner vers celles et ceux qui ne sont pas opposés au vaccin, mais qui en ont peur. 

Vaccination de ministres devant les caméras, déplacements réguliers et appels répétés, les opérations de communication se multiplient tout au long de l'été. Objectif: privilégier encore et encore la pédagogie pour tenter de rassurer ces réfractaires par crainte, plus nombreux que ceux qui le sont par idéologie, selon le gouvernement.

Article original publié sur BFMTV.com

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