Covid-19 : une lente décrue de l'épidémie s'amorce en France

Avec 12 nouveaux patients Covid-19 en réanimation durant le week-end du samedi 24 avril, le CHU de Poitiers (Vienne) est au maximum de ses capacités d'accueil. Le rythme des admissions est aléatoire, ce qui complique l'organisation de l'hôpital. "Globalement on avait toujours une ou deux entrées par jour, et puis parfois on va avoir 4 ou 5 entrées dans la journée", explique le Pr. Arnaud Thille, chef du service de réanimation, qui signale des capacités de réanimation "limitées". Le pic de la troisième vague de l'épidémie pourrait avoir été atteint. L'Institut Pasteur prévoit désormais une baisse des patients en réanimation, de 5 500 le 1er mai à 5 000 le 9 mai. La progression reste néanmoins fragile, notamment à cause de "la légère augmentation des durées de séjour", précise Simon Cauchemez, de l'unité de modélisation mathématique des maladies infectieuses. Pas de variant indien sur le sol français Quant au taux d'incidence, il décroît depuis le début du troisième confinement, de 411 cas pour 100 000 habitants début avril à 306 le 23 avril. Le Pr. Antoine Flahault, épidémiologiste, évoque une "décrue épidémiologique", qui va toutefois "prendre du temps". Quant aux variants, les Brésilien et Sud-africain progressent (+5%), même si l'Anglais reste majoritaire (83%), et "aucun cas de variant d'origine indienne n'a été identifié en France métropolitaine", s'est réjoui mardi 27 avril Olivier Véran, le ministre de la Santé.