Covid-19 : les leçons de 30 mois de circulation du virus entre l’humain et l’animal

© Aleksandr Kondratuk/Sputnik/Sputnik via AFP

Depuis deux ans, l’Homme a amplifié et distribué le virus du Covid sur toute la planète, exposant au passage une grande partie du règne animal qui le côtoie… Quel bilan peut-on tirer aujourd'hui des affinités virales non humaines et du fameux risque si médiatisé du « réservoir animal » ? En novembre 2020, comme responsable Vétérinaire du Parc Zoologique de Paris, je faisais un premier point sur les confrontations entre l’animal et le virus du SARS-CoV-2, fussent-elles imaginées, expérimentales ou « naturelles ». Après avoir prédit de grands risques de contamination sur d’innombrables espèces par le calcul théorique, il s'est finalement avéré que le vison d’Amérique était ce que l’humain avait rendu de plus exposé à ce virus. La raison étant que nous en faisons des élevages si denses qu’ils favorisent la dissémination virale.

En deux ans, la biographie scientifique humaine du SARS-CoV-2 s'est développée pour être particulièrement denses et exhaustive. Rarement un virus n’a été aussi intensément suivi, ses moindres variants génétiques traqués quasiment en temps réel, la plus infime modification spatiale d’une de ses protéines épiée : plus de 180 000 articles ont été publiés depuis le 1er janvier 2020 jusqu’à aujourd’hui. De ce volume impressionnant, 5 à 6 % des articles portent sur les infections animales, chiffre plutôt stable au fil des mois.

Le lion, le rat et le Covid…

41 : il s’agit du nombre d’espèces sur lesquelles une infection au SARS-CoV-2 a été constatée comme possib...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles