Covid-19: l'Académie de médecine se prononce sur les doses de vaccin

Paul Guyonnet
·Journaliste
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Alors que les États doivent mettre en œuvre leur stratégie de vaccination avec un nombre de doses limitées, l'Académie de médecine française recommande de limiter l'espacement d'administration des deux doses, autant que faire se peut (photo d'illustration prise à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, le 12 janvier).  (Photo: Eric Gaillard / Reuters)
Alors que les États doivent mettre en œuvre leur stratégie de vaccination avec un nombre de doses limitées, l'Académie de médecine française recommande de limiter l'espacement d'administration des deux doses, autant que faire se peut (photo d'illustration prise à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, le 12 janvier). (Photo: Eric Gaillard / Reuters)

CORONAVIRUS - Ces dernières semaines, face aux stocks limités de vaccins contre le Covid-19 dont disposent les États pour immuniser leur population, plusieurs acteurs (l’Organisation mondiale de la Santé, l’Agence européenne du médicament et l’Agence nationale de sécurité du médicament notamment) ont décrété que l’administration de la seconde dose pouvait être décalée dans le temps (à 42 au lieu de 21 jours pour le vaccin de Pfizer/BioNTech par exemple), de manière à augmenter le nombre de personnes recevant une première dose.

Une directive que l’Académie de médecine a tenu à nuancer, ce lundi 11 janvier. L’institution précise en effet que BioNTech ne garantit pas la même efficacité à son vaccin si la seconde dose est reçue plus tard que le délai conseillé. “Le taux d’efficacité du vaccin, de 52% après la première dose, s’élève à 95% lorsque la deuxième dose a été administrée à 21 jours”, écrit l’Académie de médecine, “mais BioNTech ne garantit pas un taux d’efficacité aussi élevé si la seconde injection est différée au-delà.”

Le risque de voir émerger un variant résistant

Or, précise encore l’institution, dans le contexte de forte recrudescence épidémique, l’espacement des doses est dangereux. “Chez une personne ayant un faible taux d’anticorps neutralisants, le report de la deuxième injection prolonge l’état de réceptivité accrue”, écrit-elle.

Ainsi, l’Académie craint qu’avec une population qui a commencé ...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.