Emmanuel Macron : l’exercice du pouvoir présidentiel à l’épreuve de la pandémie

"Quoi qu’il en coûte", "tenir 4 à 6 semaines", "nous sommes en guerre" : ces mots sont très inhabituels pour un président de la République. La pandémie est venue perturber le quinquennat. Les réformes des retraites et de l’assurance chômage sont stoppées. Emmanuel Macron déclare la guerre au virus. "Nous sommes en guerre. En guerre sanitaire, certes. Nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre nation, mais l'ennemi est là", avait-il martelé lors d’une allocution télévisée. Susciter de l’espoir Emmanuel Macron ne peut pas être seulement un général d’armée. L’image jupitérienne, déjà mise à mal par les Gilets jaunes, n’est plus de mise. La victoire passe par le consentement des Français, mais qu’il vient de confiner. Il faut alors trouver de la proximité, en suscitant un peu d’espoir. "Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs, et nous retrouverons des jours heureux. J'en ai la conviction", avait-il déclaré. En donnant un horizon aux Français, le président ne fait pas de promesse. Il espère une adhésion.