Covid-19: l'épidémie responsable d'une baisse mondiale des naissances

Hugo Septier
·2 min de lecture

De la Chine aux États-Unis, en passant par de nombreux pays européens, les statistiques montrent une baisse des naissances.

Le Covid-19 a des conséquences inattendues. Alors que la planète tourne au ralenti depuis maintenant plus d'un an, au fil des confinements et autres restrictions prises par les gouvernements afin de circonscrire la pandémie, la situation sanitaire est également à l'origine d'une baisse des naissances.

Ce phénomène a été observé en France. En se basant sur les derniers chiffres de l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), on constate que 740.000 enfants sont nés en 2020, soit 13.000 de moins qu'en 2019. La natalité est ainsi au plus bas depuis 1945 malgré les trois premiers mois de l'année, sans pandémie, qui étaient dans la moyenne des autres années.

Baisse internationale

Cette baisse de la natalité ne concerne d'ailleurs pas que la France. Comme l'explique Le Figaro, en Chine, les naissances ont reculé de 15% sur l'ensemble de l'année 2020, et ce malgré l'abandon de la politique de l'enfant unique dans l'empire du milieu.

En Europe également, pas de traces de baby-boom. Comme le signale encore le quotidien, en Italie selon une étude réalisée dans quinze villes par l’agence de statistiques Istat, les naissances ont plongé de 22% l'année passée. Même topo aux États-Unis, où c'est cette fois l'institut Brookings qui s'inquiète d'une baisse d'entre 300.000 et 500.000 naissances, et en Allemagne, où l'IZA table sur une diminution qui devrait atteindre 15%.

"Lorsqu'on examine les crises passées, on constate surtout un report des projets de naissances, mais pas un abandon. Ces naissances sont en général récupérées en sortie de crise", avance auprès de BFMTV.com Gilles Pison, chercheur associé à l'Ined et professeur au muséum national d'histoire naturelle.

Un phénomène qui pourrait, à long terme, avoir des conséquences sur l'économie des pays. "L’évolution de la structure de la population par âge a des effets importants non seulement sur l’épargne, les investissements et la croissance, mais aussi sur l’innovation et la productivité", prévient John Plassard, spécialiste en investissement de la banque Mirabaud, toujours dans les colonnes du Figaro.

Article original publié sur BFMTV.com

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