Covid-19 : l’Italie suspend le salaire des soignants qui refusent la vaccination

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En Italie, 2,36 % des personnels soignants ne sont pas vaccinés contre le Covid-19 et risquent une sanction.

Depuis le samedi 10 avril, les soignants et pharmaciens italiens ont pour obligation de se faire vacciner contre le Covid-19. La semaine dernière, les premières sanctions sont tombées.

Plusieurs semaines après avoir décidé de sanctionner les personnels soignants ne voulant pas se faire vacciner contre le Covid-19, l'Italie sévit. En Calabre, région située dans le sud du pays, ce sont pas moins de 16 soignants, parmi lesquels des infirmiers, des sages-femmes et un vétérinaire, qui se sont vus infliger une lourde sanction. Ouest-France rapporte que ces derniers sont privés de salaire jusqu'au 31 décembre prochain, sauf s'ils changent d'avis. 

Gianluigi Scaffidi, commissaire de l’autorité sanitaire de la région cité par le quotidien régional estime que ces réprimandes sont avant tout une question de crédibilité : "On ne peut pas demander à toute la population de se faire vacciner et permettre aux soignants de se soustraire à ce devoir social."

"On viole notre liberté de choix"

Au total, pas moins de 42 536 soignants italiens sont menacés d'une telle sanction pour ne pas avoir été vaccinés contre la maladie, selon les chiffres du gouvernement. Cela représente 2,36% des personnels médicaux du pays de l'UE le plus meurtrie par le Covid-19. Dans le nord-ouest du pays, en Ligurie, 26 personnes ont formellement refusé de se faire vacciner et risquent plusieurs types de sanctions : un changement de fonction, une mise en congé forcé, ou une suspension sans salaire.

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Certains syndicats s'indignent de ces sanctions. C'est le cas de Rolando Scotillo, secrétaire général de la FISI également cité par Ouest-France : "On viole notre liberté de choix et d’accès aux soins". Bien que favorables à la vaccination, d'autres organisations s'inquiètent des répercussions que pourraient avoir ces sanctions sur les autres soignants : "Ils risquent de ne pas pouvoir prendre de congé pour remplacer le personnel suspendu, alors qu’ils sont épuisés, avertit Michele Vannini, secrétaire de la CGIL Santé.

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