Covid-19 : un immunosuppresseur et un anticancéreux contre le SARS-CoV-2 ?

Julien Hernandez, Rédacteur scientifique
·2 min de lecture

Depuis l'apparition du SARS-CoV-2 en décembre 2019, le monde de la recherche s'attelle à réaliser des expériences pour trouver une thérapeutique adéquate. Des essais cliniques ont été menés à travers le monde. On sait maintenant réduire la mortalité de la maladie chez les patients graves. Mais on ne sait toujours pas prévenir ces formes sévères qui ne sont pas sans conséquences. D'autres expériences ont été menées pour trouver des médicaments appropriés mais cela n'a rien donné (oui, même pour l'hydroxchloroquine). Étant donné que le développement de nouveaux médicaments prend du temps et coûte cher, mieux vaut se rabattre sur des molécules qui existent déjà et qui pourraient cibler l'immensité des interactions possibles entre le SARS-CoV-2 et l'organisme lors de l'entrée du virus dans ce dernier. C'est ce qu'ont fait des chercheurs américains et chinois qui publient leurs résultats dans la revue Nature

Les organoïdes à la rescousse 

Qu'est-ce donc qu'un organoïde ? Littéralement, cela signifie « qui ressemble à un organe ». Pour avoir plus de détails, nous avons posé quelques questions à Eric Billy, chercheur dans les domaines de la génétique et du cancer, chef de laboratoire à l'Institut de la Recherche biomédicale chez Novartis. Il nous précise qu'il existe deux types d'organoïdes distincts.

« Vous avez les organoïdes issus de biopsies humaines. Dès le départ, ils sont pluricellulaires. On les met en culture dans des conditions particulières pour espérer recréer des conditions proches de l'état du patient à qui l'on a fait subir la biopsie (une croissance tridimensionnelle, développement des interactions de plusieurs types cellulaires et des conditions tissulaires similaires). L'avantage de ces organoïdes, c'est qu'ils sont issus de tissus humains dont l'hétérogénéité cellulaire est extrêmement difficile à recréer artificiellement. Le bémol, c'est que l'on peut avoir une grande variabilité d'une biopsie à l'autre », explique Éric Billy.

Il continue sur le...

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