Covid-19 : la Haute autorité de santé préconise de vacciner les résidents d'Ehpad en priorité

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Les personnes âgées résidant en Ehpad doivent être vaccinées en priorité "à l'arrivée des toutes premières doses" de vaccin contre le Covid-19 en France, estime lundi la Haute autorité de santé (HAS), "compte tenu du nombre limité de doses qui seront disponibles au démarrage de la campagne de vaccination". Le gouvernement doit présenter sa stratégie de vaccination dans les prochains jours.

La priorité aux Ehpad. La Haute autorité de santé (HAS) a estimé lundi 30 novembre que les personnes âgées résidant dans ces établissements, ainsi que leur personnel, devront être vaccinés en priorité, et ce dès "l’arrivée des toutes premières doses" du futur vaccin contre le Covid-19 en France, "compte tenu du nombre limité de doses qui seront disponibles au démarrage de la campagne de vaccination".

La HAS recommande au gouvernement de mener la vaccination en plusieurs phases successives, dont la première visera les personnes résidentes en Ehpad et leur personnel. En tout, l’autorité définit "cinq phases progressives" avec une ligne directrice : "protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s'en occupent", a expliqué sa présidente Dominique Le Guludec au cours d'un point presse en ligne.

En plus de résidents des Ehpad ("de l'ordre de 750 000 personnes visées"), sont également concernés par la première phase de vaccination les salariés de ces établissements "qui présentent eux-mêmes un risque de forme grave (professionnels de plus de 65 ans et/ou avec comorbidités)", soit 90 000 à 100 000 personnes, précise la HAS.

Ces recommandations "seront à actualiser et à adapter en fonction des données sur chaque vaccin, de leur disponibilité effective et des tensions éventuelles sur l'approvisionnement".

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Stratégie du gouvernement à dévoiler

Le gouvernement français présentera dans les jours à venir plus en détail sa stratégie de vaccination contre le coronavirus et pourrait lancer sa campagne de vaccination dès fin décembre, début janvier "dans le meilleur des cas", ont annoncé la semaine dernière le Premier ministre, Jean Castex, et son ministre de la Santé, Olivier Véran.

Les phases suivantes devront permettre d'élargir la campagne de vaccination en fonction de l'âge et des comorbidités.

La deuxième phase, par exemple, devrait concerner l'ensemble des personnes âgées, en commençant par "les personnes ayant plus de 75 ans, puis les personnes de 65 à 74 ans ayant une comorbidité, puis les autres personnes de 65-74 ans", ainsi que les "professionnels du secteur de la santé, du médico-social et du transport sanitaire. Cela en priorisant les professionnels âgés de plus de 50 ans" ou présentant un facteur de risque de forme grave.

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Dans une troisième phase, suivraient "l'ensemble des personnes de plus de 50 ans ou de moins de 50 ans mais à risque de forme grave du fait de leurs comorbidités" ainsi que "l'ensemble des professionnels du secteur de la santé et du médico-social" et les "professionnels issus des secteurs indispensables au fonctionnement du pays" (sécurité ou éducation par exemple).

La HAS recommande d'élargir dans un quatrième temps aux "professionnels dont l'environnement de travail favorise une infection (contacts réguliers du public, milieu clos...)" et aux "personnes vulnérables ou précaires ayant un pronostic moins favorable en cas d'infection par le Covid-19 (résident en hôpital psychiatrique, sans domicile fixe, détenus...)".

La HAS "favorable à une vaccination volontaire"

Enfin, dans une cinquième et dernière phase, "sous réserve que les allocations de doses vaccinales auront été suffisantes pour vacciner chacune des populations prioritaires, la vaccination des personnes de plus de 18 ans et sans comorbidité pourrait alors être initiée".

La HAS est en outre "favorable à une vaccination volontaire" a déclaré à la presse sa présidente, Dominique Le Guludec, partageant en cela l'avis donné mardi dernier par le président Emmanuel Macron.

Avec AFP et Reuters