Covid-19 : les hôpitaux obligés de trouver un équilibre entre lutte contre l’épidémie et les autres soins

Les hôpitaux sont encore et toujours en première ligne dans la lutte contre le Covid-19. D’ici à jeudi 18 février, ils doivent augmenter leur capacité de lits en soins critiques et donc recourir à nouveau à des déprogrammations de soins et d’opérations non-urgentes. Des directives qui inquiètent certains spécialistes de santé, car les retards s’accumulent. Dans ce service de gastro-entérologie à Limoges (Haute-Vienne), les délais d’attente pour se faire dépister du cancer n’ont pas été rattrapés depuis le premier confinement. Difficile équilibre "Maintenant nous avons pratiquement toutes les semaines des annulations d’examens chez des patients qui ont été vus en consultation et qui, quelques jours avant leur endoscopie, annulent leur rendez-vous. C’est la peur d’attraper la Covid-19, d’être contaminé au cours des examens", explique Jean-Philippe Menant, gastro-entérologue. Des retards qui ont des conséquences immédiates sur la santé des patients. "On voit maintenant des cancers à des stades que l’on ne voyait plus auparavant", indique Franck Salomé, urologue. L’objectif pour le personnel soignant est de trouver l’équilibre entre maintien des soins essentiels et guerre contre l’épidémie de coronavirus.