Covid-19 : le grand retour de la bise ne plaît pas à tout le monde

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Par peur de la contamination, certains ont décidé de rester à bonne distance de leurs interlocuteurs

"Allez, on se fait la bise" ? Cette remarque, tout le monde l’entend ces derniers jours. Mais si pour certains, le "come-back" de la bise ne pose aucun souci, pour d’autres, c’est une autre affaire.

Depuis le 16 juin dernier, le port d’un masque de protection n'est plus obligatoire en extérieur. Avec cette disparition relative, et le retour partiel en entreprises, certaines personnes reprennent plaisir à faire la bise à leurs collègues et leurs amis proches. Une joie qui n’est pas partagée par tous. En effet, son retour est loin de plaire à tout le monde. Alors que le Covid-19 continue de faire des victimes, certains ne se sentent pas prêts et restent effrayés par le virus. Ils veulent rester encore à bonne distance de leurs interlocuteurs et ne veulent pas prendre le risque d'une contamination. "Il faut quand même garder en tête que l’épidémie n’est pas terminée et que le virus circule toujours. Il n’est pas recommandé de se toucher et de s’embrasser, c’est contraire aux règles sanitaires actuelles. Un check du coude peut par exemple remplacer la bise", propose la psychanalyste.

Le port du masque obligatoire, la distanciation sociale et le télétravail avaient aussi facilité la vie de tous les réticents à la bise qui se retrouvent maintenant piégés. Avec le Covid, il n'était plus question de s'embrasser pour se dire bonjour, une aubaine pour ceux qui n'appréciaient pas cette convention sociale typiquement française. "La bise, c’est quoi ? C’est une entrée dans l’espace intime d’une personne. On touche le visage, on établit un contact direct et presque une relation intime avec l’interlocuteur. La bise devrait être réservée à son cercle proche, ses amis intimes, son amoureux", analyse Valérie Sengler, psychanalyste à Paris et Saint-Mandé. Une intrusion pas toujours bien vue.

Suivre ses envies

Quand on demande "ça te dérange si on se fait la bise", on n’ose pas toujours répondre que non. Pourtant, il est plus respectueux de se demander mutuellement et de prendre en compte les envies individuelles. Alors, pour éviter les malentendus, Valérie Sengler conseille surtout de prendre le temps d’échanger avec ses interlocuteurs sur les envies de chacun : "Il ne faut pas hésiter à dire ce que l’on préfère, ce qui nous rassure et nous fait du bien. L’important est de respecter les autres et de s’adapter à chacun. Que ce soit un verre en extérieur, une poignée de main, la bise ou autre, il n’y a pas de tabou".

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