Covid-19 : le grand flou des tests antigéniques

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À Paris, les barnums fleurissent devant les pharmacies. Un prélèvement dans le nez et, quelques minutes plus tard, le test antigénique de détection du coronavirus livre son verdict. Quelque 17% des officines d'Île-de-France, et 3.000 dans le pays, proposent désormais ces tests peu coûteux (prix d'achat de 5 à 6 euros en pharmacies) et simples d'utilisation. "Environ 10.000 pharmacies pourraient en réaliser au 1er décembre, estime Philippe Besset, président de la Fédération des pharmaciens d'officine. Dans l'hypothèse où chacune en ferait 50 par semaine, ça accentuerait fortement l'offre des tests." Sans compter les centres mobiles de dépistage qui s'installent devant les entreprises, dans les gares ou les aéroports ; et les commandes passées par les présidents des Régions Île-de-France et Sud, en pointe dans "la bataille des tests" après celles des masques.

L'opération "tests antigéniques" constitue, depuis l'arrivée de ces innovations sur le marché fin septembre, une priorité sanitaire mais aussi politique. Un peu comme le fut, pendant la saison 1 du confinement, celle du "million" de tests PCR en laboratoires de biologie médicale. L'objectif reste le même : démocratiser l'accès aux tests. "C'est la nouvelle arme de l'arsenal sanitaire", résume un connaisseur du dossier. "Il y a eu une pression très forte de la part du gouvernement pour aller à marche forcée vers les tests antigéniques, témoigne Philippe Besset. Je me suis entendu dire que si on était reconfinés, c'était d...


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