Covid-19 : le grand espoir d'un traitement

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L'institut Pasteur de Lille est sur la piste d'un remède déjà éprouvé.

Voilà un an que l’Institut Pasteur de Lille (IPL) mobilise une partie de sa « task force » à la recherche d’armes thérapeutiques contre le Sars-CoV-2. Après avoir testé des molécules en grand nombre, l’équipe du professeur Benoit Deprez et du docteur Jean Dubuisson a fini par en identifier une. Il aura fallu le concours de la start-up lilloise Apteeus et de son président cofondateur Terence Beghyn, pharmacien et docteur en chimie, pour permettre de réunir une collection unique de principes actifs connus, des traitements antibiotiques pour nourrissons jusqu’à l’aspirine en passant par des remèdes contre l’angine de poitrine.

L’idée étant de les « screener » dans une des machines de criblage automatisées de l’institut. Parmi les 2 000 testées, « une molécule a un profil intéressant. Mais ne me demandez pas son nom, il n’est pas question que les gens se ruent sur les stocks ! » prévient Benoit Deprez, directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Lille. Cet automne, pourtant, un article paru sur le site de l’agence AEF, spécialisée dans l’éducation et la recherche, a vendu la mèche. Le médicament serait le clofoctol, un antibiotique destiné aux infections respiratoires bégnines d’origine bactérienne. Le suppositoire a disparu des radars de la pharmacopée française en 2005, mais demeure prescrit en Italie. Tandis qu’il refuse de confirmer le nom du produit, Benoit Deprez referme avec une extrême précaution la porte de la chimiothèque. Sont conservés dans cette salle, au sous-sol du campus dans 25 congélateurs, 2 millions d’échantillons et 200 000 molécules, dont plus de 2 000 issues de tous les médicaments existants dans le monde. Et si parmi les remèdes oubliés au fond de nos armoires à pharmacie se nichait la(...)


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