Covid-19 : le gouvernement s'oppose au retour des soignants non vaccinés

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"L'académie de médecine, le conseil scientifique et la Haute autorité de santé ont un avis convergent, il est négatif" et "on suit l'avis des scientifiques", a annoncé le ministre de la Santé François Braun

Coup d'arrêt au retour des soignants non vaccinés contre le Covid-19. Alors que le débat reprenait de l'ampleur, le gouvernement a décidé le 22 juillet qu'ils ne seraient pas réintégrés, dans la foulée , qui devait servir de juge de paix sur le sujet.

"L'académie de médecine, le conseil scientifique et la Haute autorité de santé ont un avis convergent (...) il est négatif" et "on suit l'avis des scientifiques", a annoncé le ministre de la Santé François Braun, lors d'un déplacement en Seine-et-Marne. "Ils ne seront pas réintégrés", a-t-il ensuite confirmé sur Cnews. Le ministre a précisé qu'il réunirait "dès le début de la semaine prochaine les organisations syndicales pour leur expliquer la situation", "voir comment on envisage de s'en sortir peut-être dans quelques mois".

600 infirmières sur l'ensemble du territoire

Peu avant cette annonce, la HAS, dont les avis servent de base aux décisions de santé publique, s'était dite "favorable au maintien de l'obligation de vaccination contre (le) Covid-19" des soignants. Cet avis était très attendu car les débats sur le sujet ont beaucoup repris ces dernières semaines. Les soignants français - médecins, infirmiers... - qui exercent à l'hôpital ou dans les Ehpad, et plus globalement les employés de ces établissements de santé, sont obligés depuis l'an dernier d'être vaccinés contre la maladie.

Les non vaccinés se voient donc interdits d'exercer leur activité, une situation dénoncée par une partie des oppositions, de la France Insoumise (LFI) au Rassemblement national (RN) en passant les Républicains (LR). Elles font valoir que les vaccins anti-Covid ont perdu beaucoup de leur efficacité contre la transmission de la maladie, bien qu'ils restent protecteurs sur le plan individuel contre les formes graves. Elles jugent aussi aberrant d'empêcher des soignants d'exercer leur activité dans un contexte de manque de personnel, bien que la proportion de personnes suspendue soit extrêmement minoritaire dans les hôpitaux.

"Ceux qui fo[...]

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