Covid-19 : le gouvernement sous pression concernant la lenteur de la campagne de vaccination

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La campagne de vaccination vient de débuter en France mais de nombreuses critiques ont déjà émergé, mettant en cause la stratégie du gouvernement. Emmanuel Macron a évoqué cette question cruciale lors de ses voeux aux Français jeudi 31 décembre au soir. Le président de la République a en quelque sorte mis le gouvernement sous pression.

Emmanuel Macron a été clair : il ne laissera pas une « lenteur injustifiée » s'installer dans la campagne de vaccination. Ces quelques mots suivis d'un rappel de l'objectif fixé, « chaque Français qui le souhaite doit pouvoir se faire vacciner », sonnent comme une injonction présidentielle pour faire en sorte que cesse la polémique sur le nombre insuffisant de Français vaccinés depuis une semaine.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement, et surtout d'Olivier Véran, qui depuis le dernier conseil de défense sanitaire a dû intervenir plusieurs fois pour s'expliquer et rassurer sur la montée en puissance de la vaccination. Quelques heures avant l'intervention présidentielle, le ministre de la Santé a encore annoncé qu'après les personnes âgées, ce seraient les soignants de plus de 50 ans qui pourraient accéder au vaccin dès lundi 4 janvier et non plus en février.

Cela n'a pas empêché l'opposition de faire des commentaires cinglants sur les voeux du président de la République. Le sénateur socialiste Patrick Kanner a affirmé que chaque jour perdu dans la vaccination nous « rapproche du troisième confinement » et le député Les Républicains Damien Abad a estimé qu'une « lenteur injustifiée ne s'assume pas, elle se corrige, vite et fort ».

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