Covid-19 : le gouvernement indien annule la session du parlement fédéral prévue en fin d’année

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L’opposition dénonce une tentative d’éviter tout débat parlementaire gênant, à un moment où il faut face à une énorme contestation d’agriculteurs, et alors que le pays connait un ralentissement des contaminations et que le reste de l’économie fonctionne.

De notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Les deux premières sessions parlementaires de cette année ont déjà été raccourcies à cause de la pandémie, la 3e est annulée. Le gouvernement rappelle que lors de la session de septembre, 25 députés et sénateurs ont été testés positifs et qu’il est donc trop dangereux de se réunir à nouveau.

Pourtant, la situation est meilleure qu’alors: la contamination est à son plus bas, tous les commerces ont rouvert et d’énormes élections régionales viennent d’avoir lieu au Bihar.

Le député Shashi Tharoor, du parti d’opposition du Congrès, a proposé d’organiser des réunions virtuelles, mais n’a pas eu de réponse : « C’est honteux, car cela veut dire qu’entre le premier confinement, le 24 mars, et la fin de l‘année, le parlement ne se sera réuni que pendant 10 jours, c’est tout. On voit que le gouvernement est en train de diluer chaque institution autonome qui existe dans notre démocratie - le parlement, la commission électorale. Les institutions judiciaires, chaque institution est placée dans une position où il ne peut pas travailler librement. Evidemment, pour le parlement ce n’est pas possible, donc il vaut mieux qu’il ne se réunisse pas du tout, comme cela il n’y aura pas de situation d’embarras (pour le gouvernement ndlr)»

Le gouvernement a assuré que la prochaine session parlementaire se tiendra en janvier. Celle-ci est obligatoire, car il s’agit de voter le nouveau budget.