Covid-19 : garder libre le siège du milieu dans l’avion peut réduire le risque d'exposition jusqu'à 57%

Johanna Amselem
·2 min de lecture
aircraft seats

Selon une étude, laisser le siège du milieu vacant permettrait de réduire considérablement l’exposition des passagers au virus.

Alors qu’une partie du monde vit encore sous cloche, tout le monde a déjà l’esprit tourné vers les vacances. Pour encourager les déplacements tout en limitant au maximum le risque de diffusion du Covid-19, certaines compagnies aériennes ont peut-être trouvé la meilleure solution.

Une nouvelle étude, rapportée par CNN, suggère que le fait de laisser les sièges du milieu inoccupés dans l’avion pourrait offrir aux passagers des compagnies aériennes une meilleure protection contre le virus. Les chercheurs assurent que le risque que les passagers soient exposés au virus par une personne infectée dans l'avion pourrait ainsi être réduit de 23% à 57% par rapport à un vol complet.

Si au début de la pandémie mondiale, les compagnies ont bloqué un siège, elles sont maintenant nombreuses à mettre en vente tous les sièges. Les compagnies aériennes affirment que les filtres, les systèmes de circulation d'air et le port du masque garantissent une sécurité aux passagers.

Le port du masque pas pris en compte

Des chercheurs des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis et de la Kansas State University ont estimé la distance parcourue par les particules virales en suspension dans l'air à l'intérieur d'un avion. Deux limites aux résultats, les chercheurs n’ont pas pris en compte le port du masque et la possible vaccination des passagers. Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont utilisé des mannequins émettant des aérosols pour mesurer le flux de particules virales à travers les maquettes des cabines des compagnies aériennes.

"Lorsque les passagers infectieux et autres qui auraient eu des sièges du milieu ont été retirés, laissant six passagers infectieux sur 12 passagers au total restant dans les sièges de fenêtre et d'allée, une réduction de l'exposition de 57% a été observée", ont écrit les chercheurs dans leur étude. Précision importante des auteurs, "il est important de reconnaître que l'étude actuelle ne porte que sur l'exposition et non sur la transmission". Ainsi, d’autres recherches sont nécessaires pour déterminer le risque de transmission du virus et de maladie.

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